LE PARRAIN DE L’EDITION 2011

Professeur Honoraire de l’Université des Antilles et de la Guyane, Jacques PORTECOP originaire de Marie-Galante, est âgé de 71 ans.

Il a effectué ses études supérieures de Biologie à l’Université de Bordeaux ou il à obtenu successivement une licence et un DESS en 1962 ; un doctorat de 3ème cycle en Phytobiologie Agro-Sylvicole en 1964 ; puis à l’Université Scientifique et Médicale de Grenoble ou il à obtenu un Doctorat d’Etat en 1978.

Sa carrière universitaire à débuté à Bordeaux en 1964 comme Assistant délégué, puis à Grenoble comme Collaborateur technique jusqu’en 1967.Elle se prolonge en Martinique comme VAT puis Assistant au CESS de Fort-de-France.En1969,  il est nommé Maître-assistant au CUAG en Guadeloupe, puis Professeur à l’UAG en 1984.

Il a enseigné la Biologie et la Physiologie végétales ainsi que l’Ecologie, au premier cycle jusqu’au troisième.

Sa spécialité de recherche correspond surtout à la Phytogéographie et à l’Ecologie végétales qui lui ont permis de publier de nombreux travaux de recherche seul ou en collaboration avec d’autres chercheurs.

En systématique son premier travail à porté pour son doctorat de 3 cycle sur:

La contribution à l’étude des plantes de la section Tithymalus de la famille des Euphorbiacées. Deux documents sur les Plantes alimentaires (l 972) et les Fruits des Antilles(1979) furent publiés dans le cadre des Cahiers Documentaires du CDDP de la Martinique.

En collaboration avec Claude SASTRE, Les Plantes Fabuleuses des Antilles aux Editions Caribéennes en 1985.

Aux Editions PLB en 2003, Arbres indigènes des Antilles Tome I ; puis en 2004 le Tome II.

Sa connaissance des plantes de la caraïbe lui a permis d’établir en 1976 la Carte de Végétation de la Martinique au 1/25.0.000 paru dans l’Atlas DOM.,C.G.E.T,puis en 1978 la Carte de la Végétation de la Martinique au 1/75.000 dans le cadre de sa thèse d’état.

A cette même époque, il récolte une Poacée Tragus Berteronianus non signalée par DUSS en Martinique. En 1980 il dresse la Carte de la Végétation au 1/50.000 de la zone Madiari Salagnac-Aquain dans la presqu’île du sud d’Haïti.

En 1982 il établi la Carte de la Végétation au de la Guadeloupe aul/250.000 Pour l’Atlas DOM.,C.G.E.T.

En écologie quelques références de ses travaux en collaboration :avec le professeur Richard.A.Howard(1980)-Tbe post-eruptive vegetation ofla Souffière,1977- 1979 ,in Journal ofArnoldArboretum .Harvarcl Institute.Vol.61.

Avec Daniel Imbert(1986) Production de litière dans la mangrove de la Guadeloupe(Antilles françaises)Acta Oecologica Plantarum. Vol. 7(21), n°4 ,p. 379-396. (2008)Hurricane disturbance and forest resilience :Assesing structural vs.fonctional changes in a caribbean dry forest.Forest ecology and Management 255 (2008)3494-3501.

Avec Félix Lurel (1998) Recolonisation végétale post-éruptive en montagne Tropicale insulaire. Le cas de la Soufrière de Guadeloupe(France) :1977-1996 .Ecologie, t. 29 (1-2) :311-316.

Enfin en 2009 son dernier article : Evolution des Services rendus par les écosystèmes forestiers aux Petites Antilles. in Ecosystèmes forestiers des Caraïbes. 149-172. Editions Karthala,  puis la publication d’un ouvrage : La Mangrove de Guadeloupe et les Zones humides périphériques.93p CCEE de la Guadeloupe.

 

Les travaux des différents auteurs, du Père DUSS à Jacques FOURNET ont montré que la flore des Antilles Françaises présente une grande richesse puisqu’elle a été reconnue comme faisant partie du « Hotspot » caractérisant cet état dans la caraïbe.

Cette situation impliquant aussi une menace non négligeable, nécessite une meilleure connaissance de celle ci pour mieux la protéger, et notamment les espèces endémiques de Guadeloupe qui n’existent nulle part ailleurs.

Il convient donc d’accentuer les études sur la flore et de réaliser des publications de vulgarisation afin de permettre aux guadeloupéens de s’en approprier.